FEDERATION

REANIMATION-GRANDS BRULES

 

SERVICE DE

REANIMATION POLYVALENTE

 

 

 

BILAN D'ACTIVITE

2003

 

 

 

Praticiens hospitaliers

 

Bernard-Alex GAÜZERE

Marlène KNEZYNSKI

Olivier MARTINET

Anne-Marie PAC-SOO

Pascal SCHLOSSMACHER

 

 

 

 

CENTRE HOSPITALIER DEPARTEMENTAL FELIX GUYON

97405 SAINT-DENIS DE LA REUNION

 

 

« Un bon bilan de santé est un bilan où le taux d’urée n’est pas usuraire »

 

Pierre Dac

« Les pensées »

 

 

SERVICE de REANIMATION POLYVALENTE 

ANNEE 2003

Dr. Bernard—Alex GAÜZERE

Chef de service

 

 

 

 

 

Présentation 

 

Le service de Réanimation polyvalente (16 lits) couvre un bassin d’environ 350 000 habitants.

Les années 2002 et 2003 ont vu le départ de 3 praticiens et l’arrivée de 4 nouveaux praticiens, avec octroi d’un 5ème poste, dans le cadre de la réduction du temps de travail et de la mise en place des repos de sécurité dès le 1er janvier 2003. L’équipe médicale comprend donc : 2 anesthésistes-réanimateurs (dont 1 également réanimateur médical), 3 réanimateurs médicaux (à double spécialité : pneumologie, néphrologie, et médecine interne) et 4 internes dont la moitié en spécialité (DESC).

 

Les gardes senior sont assurées sur place par les 5 praticiens du service (avec repos de sécurité de 24 heures), les 2 praticiens du service des Grands Brûlés ainsi que par 1 anesthésiste-réanimateur du service des Urgences, soit 8 praticiens. Les gardes junior sont assurées sur place par les 4 internes. Le service est validant pour le D.E.S.C de Réanimation et a introduit une demande auprès de l’Université de Bordeaux 2 pour accueillir les résidents de médecine générale.

 

Le personnel paramédical comprend : 1 cadre infirmier assisté d’un infirmier référent, 27 infirmières, ½ kinésithérapeute, 17 aides-soignants et 3 agents. Un infirmier prend en charge un nombre maximum de 4 patients.

Les décrets de réanimation ne sont toujours pas appliqués dans le service.

La cellule de prélèvements-greffes d’organes et d‘hémovigilance (Dr. M-F

 

Angelini) est rattachée au service de réanimation. Son activité fait l’objet d’un rapport séparé.


 

1)       Les patients

 

1.1)             Admissions.

 

728 admissions ont été prononcées en 2003. Toutefois, les données dur service font  état de 45 admissions supplémentaires. Ce chiffre est en baisse et traduit de fréquents refus d’admissions par manque de place.

Une réflexion  portant sur la construction d’un nouveau service de réanimation  de 24 lits est en cours. Ce projet devrait voir le jour dans 2 à 3 ans. En attendant des propositions d’extension de 16 à 18 lits ont été faites à la direction qui buttent sur la création de postes non médicaux. Certains patients ont été traités en salle de réveil, ce qui a suscité quelques difficultés dans le fonctionnement des anesthésistes et du bloc opératoire.

 

 

 

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

entrées

744

638

655

641

727

713

789

784

758

746

734

751

767

728

décès (%)

129 (18)

111(17)

136(21)

120(19)

134(18)

150(21)

156(20)

150(19)

181(24)

170(23)

168(23)

171(23)

176(23)

166(23)

journées

5080

4713

5147

5219

4557

4044

4298

3994

4139

4621

4065

4187

4684

5190

D.M.S (jours)

6.8

7.5

7.4

10

7,1

5.6

5.5

5,1

5,5

6,2

5,5

5,6

6,1

7,1

occupation (%)

87

81

88

89

78

82

86

68

71

79

70

72

80

89

IGS

 

12,6

13,8

12,8

12,4

12,4

12,1

40,5

40,8

40,8

42,2

40,7

44,77

44,76

oméga moyen

 

108,4

112,8

117,3

87,1

92,8

91,7

93,8

104,4

120,46

106,6

101,8

124,5

140,85

oméga/jour

 

14,4

15,2

11,8

12,3

12,6

16,4

18,4

19,1

19,4

19,2

18,3

20,4

19,8

 

 

 

 

 

 

 

 

IGS2

IGS2

IGS2

IGS2

IGS2

IGS2

IGS2

 

 

L'âge moyen des patients s’élève progressivement : 49.6 ans en 2001, 52.1 ans en 2002 et 52.4 ans en 2003. Le sex ratio reste nettement masculin et témoigne toujours d’une forte surmorbidité masculine, très marquée à la Réunion, liée à la traumatologie, aux pathologies respiratoires post-tabagiques et aux conséquences de la forte alcoolisation.

Le service admet au fil des ans de plus en plus d’enfants, en raison de la saturation du service de réanimation infantile. Il a été convenu avec ce service, que nous ne pourrions prendre en charge efficacement que des enfants âgés de plus de 20 kg (6 ans). Trente neuf patients d’âge égal ou inférieur à 18 ans ont été admis (5.3%). trente six patients de 80 ans  et plus ont été admis (5%), dont 2 de 90 ans et plus.

 


 

1.2) Triage des admissions

 

·      Les critères d'admission des patients dans le Service sont écrits et diffusés, afin :

 

·      d’inciter à une réflexion sur les objectifs de la réanimation : faire passer un cap difficile à un patient, dans des conditions acceptables de dignité et de souffrance.

·      d’inciter à une réflexion sur l'acharnement thérapeutique en privilégiant l’admission des patients susceptibles de retirer un avantage de leur passage en réanimation.

·      d’homogénéiser les pratiques entre les praticiens.

 

Toutefois le triage raisonné des patients trouve ses limites. Certains patients dont le décès est prévisible à court terme, soit dans le service, soit dans les services d’aval (arrêts cardiaques dits "réanimés avec succès", AVC massifs, post-opérés lourds de chirurgie cardiaques avec complications précoces), peuvent être difficilement récusés pour plusieurs raisons : "humanitaires", insistance de la part de certains médecins, ou plus rarement de la part des familles, prélèvements d'organes (âge inférieur à 65 ans).

 

Certain patients sont donc inutilement admis en Réanimation, leur décès apparaissant inéluctable. Il nous semble important d’en limiter leur nombre, pour des raisons d’humanité, mais aussi également de disponibilité en lits, et de responsabilisation des médecins demandeurs, soit hospitaliers, soit libéraux. Un service de réanimation n’est pas un service de soins palliatifs.


 

Le tableau suivant précise l’origine et la destination des patients adressés dans le service.

 

Nombre

Service pourvoyeur

nombre

Service receveur

211

domicile ou transfert

281

décès, transfert extérieur

210

urgences

67

néphrolgie

50

chirurgie cardiaque

55

cardiologie

36

chirurgie digestive

47

médecine polyvalente

32

transplantation rénale

42

chirurgie digestive

29

cardiologie

41

pneumologie

22

service porte

36

chirurgie cardiaque

18

néphrologie

34

médecine interne

12

hépato-gastro-entérologie

17

neurologie

11

neurologie

14

chirurgie vasculaire

11

pneumologie

10

hépato-gastro-entérologie

9

médecine interne

10

pédiatrie - adolescents

8

grossesses a risque

10

chirurgie urologique

7

chirurgie vasculaire

9

chirurgie infantile

6

chirurgie infantile

6

addictologie

6

médecine polyvalente

6

diabétologie

6

diabétologie

6

immunologie

5

chirurgie urologique

6

chirurgie ortho-traumatologie

6

immunologie

6

maternité

6

pédiatrie - adolescents

6

ORL

4

chirurgie ortho-traumatologie

6

maternité

4

grands brûlés

4

hématologie

3

rééducation

3

porte

3

hématologie

3

hospitalisation détenus

2

rhumatologie

3

gynécologie

2

hématologie

3

ophtalmologie

2

hospitalisation détenus

2

grands brûles

2

stomatologie et m facial

1

stomatologie

2

ophtalmologie

 

 

2

gynécologie

 

 

1

ORL

 

 

728

 

 

 

 

88 patients ont été transférés dans d’autres établissements, 24 à domicile (le plus souvent en HAD), 450 ont été mutés dans d’autres services de l’établissement et 166 sont décédés.

 

614 patients ont effectués 1 seul séjour, 44 patients 2 séjours, 6 patients 3 séjours et 2 patients 4 séjours chacun. Un taux de réadmission précoce reflète une sortie trop précoce du service, le plus souvent effectuée sous la pression d’une nouvelle demande d’admission.

 

1.3) Gravité des patients

             

1.3.1) L’indice de gravité simplifié (IGS2) traduit la gravité moyenne des patients et s'établit d'après le recueil des valeurs les plus péjoratives de 15 paramètres au cours des 24 premières heures d'hospitalisation. La valeur 2003 (44.8) est strictement identique à celle de 2002, traduisant une gravité identique des patients.

 

1.3.2) IGS 2 et mortalité. L’IGS est directement corrélé avec la probabilité de mortalité (exception faite des troubles métaboliques, type acidocétose diabétique). La courbe suivante montre que le taux de mortalité des patients admis dans le service se situe en 2003, comme au cours des années précédentes, au-dessous de la mortalité attendue d’après les bases nationales de données. Ceci témoigne d’une bonne performance globale du service.

 

IGS2

Moyenne

Nombre

Décès

Vivants

Taux

0

1,33

3

 

3

0,0%

5

6,92

12

 

12

0,0%

10

11,97

32

 

32

0,0%

15

17,14

37

 

37

0,0%

20

22,11

61

3

58

4,9%

25

26,79

77

2

75

2,6%

30

31,28

65

2

63

3,1%

35

36,73

75

6

69

8,0%

40

41,83

52

13

39

25,0%

45

46,63

70

8

62

11,4%

50

52,37

41

8

33

19,5%

55

56,81

32

6

26

18,8%

60

62,15

26

10

16

38,5%

65

67,12

25

13

12

52,0%

70

72,48

21

15

6

71,4%

75

76,50

16

14

2

87,5%

80

81,60

15

12

3

80,0%

85

86,86

21

17

4

81,0%

90

92,33

12

8

4

66,7%

95

97,00

11

10

1

90,9%

100

102,13

8

5

3

62,5%

105

107,11

9

9

 

100,0%

110

112,50

4

2

2

50,0%

120

124,00

1

1

 

100,0%

125

128,00

2

2

 

100,0%

 

 

728

166

562

 

 


 

Légende : comparaison des probabilités de mortalité en fonction de la valeur de l’IGS (base de donnée nationale : carrés, réanimation CHD = losanges. Source DIM.)

 

1.4) La charge en travail

 

Le score Oméga total mesure la charge moyenne en travail médical et paramédical pendant le séjour et dépend directement de la durée moyenne de séjour. En 2003, sa valeur (140) est la plus élevée depuis que l’indice est mesuré dans le service (1991). Cette valeur a connu un fort accroissement de 2002 (124) à 2003, traduisant une plus grande lourdeur des patients, une augmentation de la durée moyenne de séjour de 1 jour, et une plus grande technicité.

 

Le score Oméga journalier reflète la charge quotidienne en travail médical et paramédical. Il est à sa valeur la deuxième plus élevée (19.8) depuis 1990, date de l’instauration de cette indice dans les services de réanimation français. Corrélé à l’IGS2, il traduit la charge en soins et la technicité de la prise en charge (ventilation, dialyse, endoscopies, contre-pulsion aortique, alimentation artificielle, isolement..)


 

Omega 1 (ordre décroissant et comparaison avec 2001 et 2002)

 

2003

2002

2001

Intitulé

474

386

169

BILANS NEUROLOGIQUES RAPPROCHES

428

464

430

INTUBATION : MISE EN PLACE OU SURVEILLANCE

408

423

342

CATHETER CENTRAL OU DESILET : MISE EN PLACE OU SURVEILLANCE

389

449

361

SEDATION DE PLUS DE 24 HEURES

306

199

102

CATHETER ARTERIEL : MISE EN PLACE OU SURVEILLANCE

300

298

231

UTILISATION DE DROGUES VASOACTIVES

104

115

96

TRAITEMENT D'UN ARRET CIRCULATOIRE

86

95

94

ALIMENTATION ENTERALE : 35 CALORIES/KG/JOUR AU MOINS 10 JOURS

83

35

33

CATHETER ARTERIEL PULMONAIRE : MISE EN PLACE OU SURVEILLANCE

78

88

87

ALIMENTATION PARENTERALE : 35 CALORIES/KG/JOUR PENDANT AU MOINS 10 JOURS

73

56

52

DRAINS THORACIQUES/PERICARDIQUES : MISE EN PLACE OU SURVEILLANCE

57

34

17

SONDE URETERALE : MISE EN PLACE OU SURVEILLANCE

32

46

58

TRACHEOTOMIE : MISE EN PLACE OU SURVEILLANCE

31

38

17

PERFUSION DE DERIVES SANGUINS, SUPERIEUR A 1/2 MASSE SANGUINE 24H

27

20

17

SONDE D'ENTRAINEMENT ELECTROSYSTOLIQUE : MISE EN PLACE OU SURVEILLANCE

22

5

7

CONTREPULSION AORTIQUE : MISE EN PLACE OU SURVEILLANCE

20

32

25

ENTRAINEMENT A LA VENTILATION A DOMICILE

 

19

43

28

CARDIOVERSION

16

7

4

DRAINAGE DE LIQUIDE CEPHALO-RACHIDIEN

11

5

9

UTILISATION DE FIBRINOLYTIQUES

6

5

1

TRACTION ORTHOPEDIQUE COMPLEXE

2

1

2

LAVAGE GASTRIQUE

2

16

 

CATHETER SUS-PUBIEN : MISE EN PLACE OU SURVEILLANCE

 

Omega 2 (ordre décroissant et comparaison avec 2002)

 

Patients 2003

patients 2002

Nb fois 2003

Moyenne

Intitulé

1

6

2

2,00

EPURATION EXTRA RENALE SEQUENTIELLE

123

153

160

1,30

ENDOSCOPIE BRONCHIQUE

39

38

51

1,31

ENDOSCOPIE DIGESTIVE

192

98

241

1,26

PREPARATION ACCOMPAGNEMENT TRANSPORT HORS REA

108

86

111

1,03

PREPARATION DE TRANSPORT PAR LE S.M.U.R.

196

255

270

1,38

ECHOGRAPHIE

104

79

120

1,15

PREPARATION, ACCOMPAGNEMENT, ACCUEIL AU BLOC

 

Omega 3 (ordre décroissant et comparaison avec 2002)

 

patients 2003

patients 2002

jours 2003

Moyenne

Intitulé

60

55

246

4,10

PANSEMENT CHIRURGICAL COMPLEXE

193

190

1801

9,33

ISOLEMENT D'UN MALADE EN CHAMBRE STERILE OU ISOLATEUR

85

106

265

3,12

VENTILATION SPONTANEE AVEC P.E.P. ET C.P.A.P.

480

501

3693

7,69

VENTILATION MECANIQUE

101

88

469

4,64

DIALYSE PERITONEALE CONTINUE OU HEMOFILTRATION CONTINUE

718

753

5348

7,45

SURVEILLANCE CONTINUE DE REANIMATION

 


1.5) Les décès

 

Le taux de décès reste stable depuis 1999 : 23%.

 

1.6) Durée moyenne de séjour

 

La durée moyenne de séjour (7.1 jours), est en augmentation de 1 jour. Elle est la plus élevée depuis 1994. Elle résulte de la gravité des patients, mais également en partie des délais d’attente de certains patients pour les services de rééducation fonctionnelle ou à d’autres service du C.H.D. La création d’une structure intermédiaire d’une capacité de 4 lits, dépendant directement de la réanimation, permettrait de mieux réguler les sorties des patients notamment au cours des fins de semaine, et d’optimiser les capacités d’accueil du service de réanimation.

 

 

56 patients (7.7%) ont une DMS inférieure à 24 heures. Il s’agit le plus souvent de patients moribonds. 508 patients (70%) ont une DMS inférieure à 7 jours, 608 (83%) inférieure à 14 jours, 32 (4.4%) supérieure à 30 jours et 3 supérieure à 2 mois.

 

 

 

1.7) Taux d'occupation

 

Le taux d’occupation administratif ne prend pas en compte le dernier jour d’hospitalisation, sauf en cas de décès. Ce taux ne tient donc pas compte de la vie quotidienne d’un service, qui ne peut au mieux disposer du lit d’un patient sortant qu’en début d’après-midi (placement dans un service d’aval, temps de nettoyage des locaux...). Ce taux administratif est égal à 89%, en accroissement de 9 %. Ce taux n’a pas souvent permis la fermeture trimestrielle pour nettoyage successifs des unités de soins et peut rendre compte de l’épidémie d’infection à Acinetobacter survenue au dernier trimestre.

 

2) Les pathologies

 

Classement des pathologies par nombre d’admissions.

 

Pathologie

Nombre

Journées

Dms

Décès

IGS moyen

Omega total

moyen

IGS tot

OM tot

insuffisance respiratoire chronique

décompensée

120

1068

8,90

22

40,98

169,27

4 918

20 312

surveillance post-opératoire

75

301

4,01

6

30,03

92,39

2 252

6 929

septicémie SAI

62

539

8,69

34

66,35

189,61

4 114

11 756

choc cardiogénique

39

408

10,46

17

60,03

263,82

2 341

10 289

insuff. ventriculaire gauche

38

193

5,08

3

38,82

96,34

1 475

3 661

choc hypovolémique

35

266

7,60

10

56,57

141,27

1 980

4 945

intox. volontaires médicamenteuses

30

66

2,20

0

37,70

43,63

1 131

1 309

état de mal épileptique

27

313

11,59

1

45,70

172,00

1 234

4 644

AVC

26

170

6,54

12

50,42

110,52

1 311

2 874

arrêt cardiaque réanimé

25

217

8,68

20

82,20

164,25

2 055

4 106

traumatismes autres (non crâniens)

21

210

10,00

0

24,90

148,10

523

3 110

coma SAI

20

89

4,45

3

46,45

77,55

929

1 551

Autres pathologies cardiovasculaires

19

224

11,79

5

51,58

262,17

980

4 981

Diverses pathologies non classées

16

96

6,00

3

35,25

128,75

564

2 060

troubles mentaux/alcool

15

63

4,20

0

39,80

88,47

597

1 327

intox. volontaires produits autres

13

39

3,00

2

41,38

65,38

538

850

paludisme (P. falciparum)

12

30

2,50

1

28,50

33,25

342

399

insuffisance rénale aiguë

11

135

12,27

2

45,18

255,82

497

2 814

pneumopathie

9

56

6,22

3

39,78

112,00

358

1 008

infarctus du myocarde

9

31

3,44

3

53,11

102,67

478

924

péritonite aiguë

8

80

10,00

2

34,13

252,63

273

2 021

diabète coma/acido-cétose

8

10

1,25

1

40,88

17,50

327

140

éclampsie

7

11

1,57

0

24,86

13,57

174

95

traumatismes crâniens

7

64

9,14

1

36,43

187,00

255

1 309

VIH, infection, parasitose

7

93

13,29

2

54,57

291,00

382

2 037

Autres pathologies respiratoires

6

42

7,00

0

19,33

59,50

116

357

état de mal asthmatique

6

17

2,83

1

22,83

45,17

137

271

leptospirose

6

17

2,83

1

30,17

57,67

181

346

Troubles Endocriniens, métaboliques

5

36

7,20

2

52,80

80,00

264

400

tumeurs malignes et leucémies

5

43

8,60

3

64,00

209,20

320

1 046

hémo-pneumothorax traumatiques

5

16

3,20

0

20,60

30,00

103

150

embolie pulmonaire

3

24

8,00

0

42,33

132,67

127

398

encéphalite virale

3

35

11,67

0

53,67

265,67

161

797

pancréatite aiguë

3

32

10,67

0

37,33

177,67

112

533

épanchement pleural

3

5

1,67

1

41,00

40,33

123

121

grossesse

(hémorragie ou autre sf éclampsie)

3

10

3,33

0

18,00

40,33

54

121

anérysme aorte abdo. rompu

2

11

5,50

1

52,50

110,00

105

220

Autres pathologies rénales

2

2

1,00

0

30,50

10,50

61

21

Autres troubles neurologiques

2

5

2,50

0

31,00

52,00

62

104

hépatite virale, coma

2

5

2,50

2

70,00

136,00

140

272

acidose sévère

2

10

5,00

0

44,00

94,00

88

188

méningites

2

11

5,50

1

59,00

133,50

118

267

coup de chaleur

1

1

1,00

0

59,00

28,00

59

28

syndrome Guillain-Barré

1

4

4,00

0

7,00

17,00

7

17

tétanos

1

43

43,00

0

35,00

917,00

35

917

hypokaliémie

1

2

2,00

0

12,00

15,00

12

15

carence facteur VIII

1

29

29,00

1

33,00

578,00

33

578

hémorragie digestive

1

7

7,00

0

30,00

117,00

30

117

pneumothorax spontané

1

3

3,00

0

23,00

34,00

23

34

noyades

1

1

1,00

0

32,00

8,00

32

8

cholécystite aiguë

1

7

7,00

0

51,00

116,00

51

116

 

728

5190

7,13

166

44,76

140,85

32582

102892

 

 

Cinq à 6 pathologies principales se classent en tête depuis plusieurs années et rendent compte de la forte proportion de patients redevables d’une ventilation artificielle (70 %)et d’une neurosédation.

 

v  L’insuffisance respiratoire chronique décompensée : premier motif d’admission par le nombre de patients (120) et le nombre de journées (1068).

v  Les pathologie cardiovasculaire hors AV, hors arrêt cardiaques : 2ème motif (105 patients). A structure d’âge comparable, les réunionnais meurent d’avantage de maladies cardiovasculaires.

v  La surveillance des post-opérés lourds ou compliqués : 3ème motif (75), en nette diminution (118 en 2002) et 4ème nombre de journées (413).

v  Les états septicémiques : 62 patients, et 2ème nombre de journées (539).

v     Les intoxications médicamenteuses volontaires sont en légère baisse : 43 patients Vs 48. Seules les plus sévères sont admises dans le service, les autres sont admises en service Porte.

v     Les états de mal épileptique : en baisse (27 patients Vs 40). Très souvent en rapport avec l’alcoolisme chronique et avec une mauvaise compliance au traitement. C’est la classique épilepsie arrosée dont la récidive est la règle.

 

 

3) Activités cliniques autres

 

3.1) Technicité du Service

 

- Réalisation de l’ensemble des fibroscopies bronchiques par les praticiens du service. Mise en place de la traçabilité des 3 fibroscopes et avec l’appui du CLIN des procédures actualisées de désinfection.

- Quasi-autonomisation dans le domaine des échographies cardiaques trans-thoraciques.

- Epuration extra-rénale. Autonomisation complète grâce au recours à 3 appareils de type PRISMA capables d’assurer une gamme plus complète d‘activités : UF, dialyse, hémofiltration, hémodiafiltration.

 

3.2) Prélèvements / greffes d'organes.

 

Seulement 2 prélèvements multi-organes (reins et cornées) ont été réalisés sur 7 morts encéphaliques (Vs 3 pour 11 en 2001 et 4 prélèvements en 2002). Nombre de greffes rénales : 37 Vs 39 en 2002 et 21 en 2000). Les greffés rénaux sont surveillés dans le service pendant une douzaine d’heures en post-opératoire immédiat.

 

3.3) Consultations externes et explorations fonctionnelles

Maladies respiratoires. (Dr. Schlossmacher) Elle permet d'éviter certaines hospitalisations à répétition (insuffisances respiratoires, asthme, pathologies intriquées), et de répondre à une demande croissante des médecins libéraux et d’assurer le suivi de patients revus après un séjour hospitalier : Réanimation, Urgences, autre…

 

 

4) Les infections nosocomiales dans le service.

La surveillance des infections nosocomiales constitue une obligation légale. Les patients peuvent  se retourner contre l’établissement de soins et le personnel soignant en cas d’infection nosocomiale, laquelle est considérée par la justice comme un défaut d’organisation.

Les données recueillies dans le cadre du CCLIN sud-est sont comparés avec celles des années précédentes.

 

Année

1996

 

1999

 

2000

2001

2002

2003

Pourcentage de infectés

24.8

25.6

27

30

24.9

28.6

Infections urinaires

 

 

 

 

 

 

Taux global

3.3/100 patients

9

8.6

5.3

8.7

7

Taux spécifiques

6/100 patients sondés

6/1000 jours sondage

10.8

10.7

11.1

13.9

6.8

7.3

10.4

10.1

 

Infections pulmonaires

 

 

 

 

 

 

Taux global

10.5/100 patients

9.6

13.7

15.8

15.6

19

 

11.9/100 patients intubés

11.4/100 patients ventilés (VNI)

14.9/1000 jours intubation

14.5/1000 jours ventilation

11.8

11.3

11.1

11.6

19

17.4

25.1

23.6

21

22.2

24.7

16.5

15.6

13.6

18.8

 

Colonisation KTVC

 

 

 

 

 

 

Taux spécifiques

15.6/100 patients cathétérisés

18.6/1000 jours cathétérisme

12.1

11.7

21.9

24.4

14.8

15.2

11.9

11.4

12

Colonisation KT Art.

 

 

 

 

 

 

taux spécifiques

10.6 /100 patients cathétérisés

21.1/1000 jours cathétérisme

12.5

21.6

14.6

27.8

2.6

3.9

2.2

2.8

 

Bactériémies

 

 

 

 

 

 

taux global

11.6/100 patients

9.6

13.7

13

12.1

14.5

taux spécifiques

13.1/1000 j hospitalisation

8.9

15.7

13.9

11.5

 

 

L’observatoire C-CLIN sud est qui regroupe soixante-dix services de réanimation volontaires dont le nôtre, collige en permanence les infections nosocomiales, chez les patients hospitalisés pendant plus de 48 heures. De gros progrès sont à faire dans le domaine de la prévention des infections nosocomiales, dont les plus graves (occasionnant le décès ou une prolongation du séjour) sont déclarées au CLIN, comme le veut la législation.

Notons une augmentation de la prévalence des infections nosocomiales dans le service en 2003.

 

 

5) Les consommations

 

5.1) Consommation pharmaceutique

 

La valeur globale du poste doit être interprétée avec prudence, car il n’est pas certain que ce poste regroupe les mêmes item qu’au cours des années précédentes, ou que les attributions de dépense aient été affectées précisément.

 

Classes

valeur 1995

valeur 1996

valeur 1997

valeur 1998

valeur

2000

valeur

2001

Valeur 2002

valeur 2002

Solutés massifs

342 259          (3)

422 228

(1)

427 556

(1)

365 781

(2)

178 926

19 813 E

128 982 F

23 286

(5)

22 643

(6)

Sédation-anesthésie

 

161 931          (5)

335 102         (3)

423 364

(2)

434 425

(1)

370 189

(2)

68 990 E

449 124 F

(1)

82 013

(2)

62 548

(2)

Anti-infectieux

637 364          (1)

396 357         (2)

310 331

(3)

360 960

(3)

356 106

(3)

63 302 E

412 096 F

(2)

100 291

(1)

156 438

(1)

Alimentation entérale

Parentérale+ vitamines+min.

484 088          (2)

218 740         (4)

179 615

(4)

202 401

(4)

563 387

(1)

68 803 E

415 357 F

(3)

80 382

(3)

59 506

(3)

Sympathomimétiques & cardiologie

251 070          (4)

121 849         (5)

69 500

(5)

76 432

(5)

72 114

6 763 E

44 027

37 273

46 875

(5)

substitut plasma

39 071            (9)

34 227         (7)

50 099

(6)

58 821

(6)

 

4 638 E

30 193 F

5 616

 

Anticoagulants injectables

36 991          (10)

35 963         (6)

39 615

(7)

31 508

(7)

16 505

 

1 125 E

7 323 F

1 521

1 604

 

Albumine

 

 

 

 

 

 

5 686

2 988

 

Soluté dialyse

 

 

 

 

 

 

54 157

(4)

48 488

(4)

Total

 

 

 

3 332 936 F

3 839 700 F

584 929 E

3 837 081 F

623 832

866 632

 

Source : Pharmacie CHD.

 

En 2003, les dépenses pharmaceutiques totales se sont élevées à 1 201 955 euros, dont 866 632 euros en médicaments et 335 323 euros en dispositifs médicaux. L’accroissement a été 59%. Un seul produit (NovosevenÒ) utilisé chez un seul patient hémophile pendant un mois a coûté 300 000 euros, soit un quart des dépenses pharmaceutiques de l’année !

Par ordre décroissant, les principaux postes sont représentés comme en 2002 par : les agents anti-infectieux, la sédation/ anesthésie, l’alimentation artificielle, les solutés de dialyse et les solutés massifs.


 

5.2) Consommation en produits sanguins

 

 

2002

2003

variation

Concentrés globulaires

671

1 037

 

Plasma frais congelé

203

316

 

plaquettes

203

316

 

Total produits

948

1 548

+ 63 %

 

 

5.3) Consommation en actes de biochimie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’activité en biochimie du service était très stable entre 1996 et 2002. Elle s’est brutalement élevée en janvier 2003, et reste importante depuis. Les chiffres de consommation annuelle depuis 1996 sont les suivants :

 

 

Nombre de B

Nombre de paramètres

1996

1 157 478

55 700

1997

1 226 792

58 243

1998

1 273 492

62 534

1999

1 100 894

51 580

2000

1 013 498

51 811

2001

927 487

53 753

2002

1 259 627

71 196

2003

2 121 416

118 689

 


 

5.4) Consommation en actes de biologie (hématologie, sérologie, bactériologie)

 

 

2001

2002

2003

Consommation en B

474 100

637 200

1 059 970

Pourcentage

hématologie / bactériologie

64 / 36

 

53 / 47

 

Très forte augmentation des prescriptions

 

 

5.5) Consommation en actes de radiologie

 

 

2003

2002

2001

Evolution 2002-2003

 

LETTRE

Nombre

Coefficient

Nombre

Coefficient

Nombre

Coefficient

Nombre

Coefficient

Z1

3185

85298,9

2483

66772

2345

63 295

28%

28%

Z3

19

5729

0

0

 

 

 

 

KE

53

2160

53

1810

49

1580

0%

19%

K

129

2735

66

835

83

1700

95%

228%

IRM

11

33

 

 

 

 

 

 

total

3397

95955,9

2602

69417

2478

66575

31%

38%

 

 

TDM : 272 (crâne : 88, abdomen : 88, poumons et médiastin : 84),  IRM : 11, Coronarographies : 19, Angiographies autres : 17, Radiographies : 2896 (soit 8 par jour, soit une par patient tous les 2 jours), Echographies hors échocardiographie : 53 (la plupart des échographies étant réalisées par les praticiens du service n’apparaissent pas ici), 

 

Fort accroissement par rapport à 2002 : 31 %.

 

 

6) Activités de recherches et de publications

 

Thèse de doctorat en médecine : Le rôle des médecins dans l’HàD. Université de Rouen. Février  2003. M. Rida.

 

Participation active à des congrès scientifiques avec comité de sélection (résumés de publication - communications orales)

 

Translaryngeal versus dilatational percutaneous tracheostomy : feasibility of the endoscopic control. P Schlossmacher, O Martinet, M Knezynski, BA Gaüzère et al. 16 th European Society Intensive Care Medicine Annual Congress. ESICM Amsterdam, 3-6 October 2003. Session Airway management. Abstract in  Intensive Care Medicine Vol 9, supplement 1(S1-S219).

 

Histoplasmose fatale à H. capsulatum chez une greffée rénale : 1er cas observé à l’île de la Réunion.

MC Jaffar-Bandjee, J Guittard, P Schlossmacher, JP Rivière, A Baillet, M Kneyzinski, O Martinet, AM Pac-Soo, B Bourgeon, B-A Gaüzere, JC Saly. Société de Pathologie Exotique. Octobre 2003.

 

Listériose grave : à propos de 2 cas en réanimation. F. Gey, B-A Gaüzère. . Société de Pathologie Exotique. Février 2003.

 

Ingestions volontaires d’acides et de bases. J. Casteigt, B-A Gaüzère. Société de Pathologie Exotique. Février 2003.

 

Traitement du paludisme grave à Plasmodium falciparum, chez l'adulte, en milieu de réanimation à l'île de la Réunion et propositions de prise en charge. Expérience du service de Réanimation du Centre Hospitalier de Saint-Denis de la Réunion, de décembre 1988 à décembre 2002. B-A Gaüzère. Journée nationales des SAMU. Réunion. Mars 2003.

 

Ventilation mécanique. Prise en charge de l’insuffisance respiratoire chronique grave.

P Schlossmacher. Forum 2003 de la Société de Pneumologie de l’Océan Indien.(SPOI). « Prise en charge des maladies pulmonaires dans un pays à faible revenu » 12 –14 Septembre 2003. Mahajunga. Madagascar.

 

Publications périodiques

 

Médiastinite par perforation oesophagienne lors d’une intubation pour chirurgie de la hanche.

G. Kierzek, K. Parrera, A. Bourdin, L. Perrin, B-A. Gaüzère. Cah Anesthesiol 2003;51 (5): 359-362

 

Viruses protect against asthma. L Donato, B Escande, L Weiss, P Schlossmacher. Arch Pediatr 2003. May,10 Suppl. 1: 96 s-97 s.

 

Participation à des congrès scientifiques.

 

23ème Congrès de la Société Francophone de Nutrition Entérale et Parentérale (SFNEP). Gent. 30 Novembre 2003 - 03 Décembre 2003. P Schlossmacher

 

13ème Congrès de l’European Society of Clinical Microbiology and Infectious Disease : ESCMID  Glasgow 10-13 Mai 2003. P Schlossmacher

 

16 th European Society Intensive Care Medicine Annual Congress. ESICM Amsterdam , 3-6 October 2003. P Schlossmacher

 

Abstract présentés au SCCM  meeting (janvier 2003)

 

Sepsis occurrence in the acutely ill patient (SOAP): Results of a large European multicentric study Vincent JL, Sakr Y, Carlet J, Gerlach H, Legall JR, Moreno R, Payen D, Ranieri M, Reinhart K, Sprung C, on behalf of the SOAP investigators

 

Pseudomonas infection in ICU: Results of the SOAP study

J Carlet J, JR Le Gall, YL Sakr, C Sprung, H Gerlach, R Moreno, D Payen, JL Vincent, VM Ranieri, K Reinhart, F Cantraine, on behalf of the SOAP Study Investigators

 

Incidence of organ failure in European ICUs: Results of the SOAP study

H Gerlach, YL Sakr, R Moreno, JR Le Gall, D Payen, VM Ranieri, J Carlet, JL Vincent, K Reinhart, C Sprung, F Cantraine, on behalf of the SOAP Investigators

 

Shock in the ICU: Results of the SOAP study

K Reinhart, JL Vincent, YL Sakr, J Carlet, H Gerlach, JR Le Gall, R Moreno, D Payen, VM Ranieri, C Sprung, on behalf of the SOAP Investigators

 

Predictors of mortality from ALI/ARDS: Results of the SOAP study

YL Sakr, JL Vincent, H Gerlach, D Payen, JR Le Gall, R Moreno, K Reinhart, J Carlet, C Sprung, VM Ranieri, on behalf of the SOAP Investigators

 

Does dopamine administration in shock influence outcome ? Results of the SOAP study

YL Sakr, JL Vincent, K Reinhart, D Payen, J Carlet, H Gerlach, JR Le Gall, R Moreno, C Sprung, VM Ranieri, on behalf of the SOAP Investigators

 

Abstracts soumis à ESICM 2003

 

Early and late renal failure (RF) in ICU: incidence and predictors of mortality and morbidity

D Payen, Y Sakr, H Gerlach, K Reinhart, C Sprung, JL Vincent, J Carlet, M Ranieri, JR Legall, R Moreno, on behalf of the SOAP investigators.

 

Extracranial complications in acute brain injured patients: results of a large european multicenter study

L.Mascia, Y Sakr, D Payen, J-L Vincent, J Carlet, H Gerlach, J-R LeGall, R Moreno, M Ranieri, K Reinhart, C Sprung, on behalf of the SOAP investigators

 

The use of pulmonary artery catheter is not associated with worse outcome in the ICU; results of the SOAP study

Y Sakr, J-L Vincent, K Reinhart, D Payen, J Carlet, H Gerlach, J-R Le Gall, R Moreno, C Sprung, and M Ranieri on behalf of the SOAP investigators

 

Female gender is associated with worse ICU outcome; results of the SOAP study 

Y Sakr, J Carlet, H Gerlach, J-R Legall, R Moreno, D Payen, M Ranieri, K Reinhart, C Sprung, and J-L Vincent on behalf of the SOAP investigators

 

Is albumin administration associated with worse outcome ? results of the SOAP study

J-L Vincent, Y Sakr, D Payen, J Carlet, H Gerlach, VM Ranieri, R Moreno, K Reinhart, C Sprung, and J-R Le Gall on behalf of the SOAP investigators

 

Abstract soumis à ACCP 2003

 

Does albumin administration influence outcome? Results of the SOAP study

J-L Vincent, Y Sakr, VM Ranieri, J Carlet, H Gerlach, R Moreno, K Reinhart, D Payen, C Sprung, and J-R Le Gall on behalf of the SOAP investigators

 

High tidal volume and positive fluid balance in acute lung injury are associated with worse outcome

Y Sakr, , J-L Vincent,  J-R Le Gall, K Reinhart, C Sprung, R Moreno, D Payen, J Carlet, H Gerlach, and VM Ranieri, on behalf of the SOAP investigators

 

Is red blood cell transfusion associated with worse outcome?; results of the soap study

J-L Vincent, Y Sakr, , J-R Le Gall, H Gerlach, K Reinhart, C Sprung, R Moreno, J Carlet, VM Ranieri, and D Payen, on behalf of the SOAP investigators


 

Formation Médicale Continue

 

DIU d’échocardiographie. Université Victor Segalen. Bordeaux 2. Validation Epreuves écrites de Première Année. P Schlossmacher, B-A Gaüzère

 

Participation à des études cliniques

 

SOAP Study. (Sepsis Occurrence In Acutely Ill Patients).

Etude prospective, multicentrique, européenne, d’observation, initiée par la Société Européenne de Réanimation : (European Society of Intensive Care Medicine : ESICM). Participation du Service de Réanimation Polyvalente.[Centre N° 136. Investigateur : P Schlossmacher]. (Service de Réanimation Polyvalente, CHD Félix Guyon, remercié sur chaque article).

Publications en cours:

 

Participation à la vie de l’Etablissement

 

-         Comité de lutte contre les infections nosocomiales

-         Comité des médicaments.

-         Comité de pilotage de l’accréditation

-         Staffs hebdomadaires de pneumologie (Dr. Schlossmacher)

 

Activités d’intérêt général

 

P Schlossmacher. Pneumologue Référent. Association Réunionnaise d’Assistance Respiratoire. ARAR et HAD. Fédération ANTADIR. Mise en place de réseaux de réhabilitation respiratoire. (ventilation, nutrition, OLD, ré-entraînement à l’effort)

 

B-A Gaüzère : Comité Médico-Technique et Financier de l'Association Régionale d'Assistance Respiratoire de la Réunion (ARARR), coordination médicale de l’hospitalisation à domicile (B-A Gaüzère) :

 

B-A Gaüzère : Expert-visiteur ANAES 

 

B-A Gaüzère : Mission en Grande Comores pour la Croix rouge française dans le cadre de conventions CHD –Croix rouge française : mise en place d’un programme de lutte contre le choléra : décembre 2003.

 

Enseignement

 

D.U de Médecine tropicale des pays de l’Océan indien

Capacité de médecine du sport

Capacité de Médecine d’Urgence

Capacité de pédiatrie d’Urgence.

Ecoles de sage-femmes et I.F.S.I


 

6) Conclusion

 

Au cours des années 2002 et 2003, de fortes augmentations de consommation en produits sanguins, médicaments et consommables (dont les antibiotiques), actes de radiologie de biologie et de biochimie sont notées (de 30 à 60 %). Le monitorage permanent des infections fait également apparaître une augmentation préoccupante du taux des infections nosocomiales. Ces variations apparaissent du moins en partie corrélées avec :

 

-         l’augmentation de la gravité des patients entre 2001 et 2002 mesurée par l’IGS 2 (+ 4 points). Néanmoins la gravité des patients est strictement identique en 2002 et 2003 ;

-         la très forte augmentation de la charge en travail mesurée par l’indice omega : plus 20 points par an en moyenne, avec nécessité d’une hospitalisstion plus longue (+ 1 jour) ;

-         la très forte augmentation du taux d’occupation (+ 9 %), qui traduit la saturation du service et le refus de nombreuses admissions par manque de place ;

-         la forte augmantation du nombre de journées (+ 1000 jours, soit + 25 % en 2 ans) ;

-         la réduction du temps de travail du personnel soignant, l’indisponibilité des chambres pour une désinfection efficace, le très faible taux soignant / patient (1 Infirmière pour 4 lits, alors que les normes sont de 1 / 2.5), peuvent rendre compte de l’augmentation de la prévalence des infections nosocomiales et de l’épidémie d’Acinetobacter survenue en cours de dernier trimestre 2003

 

 

2000

2001

2002

2003

entrées

734

751

767

728

décès (%)

168(23)

171(23)

176(23)

166(23)

journées

4065

4187

4684

5190

D.M.S (jours)

5,5

5,6

6,1

7,1

occupation (%)

70

72

80

89

IGS

42,2

40,7

44,77

44,76

oméga moyen

106,6

101,8

124,5

140,85

oméga/jour

19,2

18,3

20,4

19,8

 

IGS2

IGS2

IGS2

IGS2

 

 

Remerciements au DIM pour le traitement des données.