Résistance du bacille de koch (bk) au traitement anti-tuberculeux, au centre hospitalier de Saint-Denis-Réunion.

Roblin Xavier, Gaüzère B-A, Tanguy B, Lugagne N, Aouate C, Paganin F.

Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN). Centre Hospitalier Départemental Félix Guyon. 97405 Saint-Denis. Réunion. France.

 

But : A la Réunion, la recrudescence de la tuberculose et du nombre de patients séropositifs, a fait craindre l'émergence de souches de BK résistantes aux antituberculeux habituels (ATH).

Matériel et Méthodes : Le CLIN a étudié rétrospectivement à partie de 1990, tous les cas de tuberculose déclarés en recherchant une éventuelle résistance aux ATH. En cas de résistance, il a été procédé à une analyse exhaustive du dossier afin de préciser la cause de la résistance.

Résultats : Depuis 1990, 6 cas de résistance ont été documentés, appartenant aux types suivants :

            - INH-Streptomycine : 4 cas

            - INH-Streptomycine-Rifampicine-Ethambutol : 1 cas

            - INH-Rifampicine-Ethambutol-Ciprofloxacine : 1 cas.

Aucun des 6 patients n'était séropositif.

Discussion : Aucune erreur de prescription ne put être incriminée à l'origine des 6 cas de résistance. Par contre, 1 patient a été perdu de vue et un autre faisait preuve de mauvaise observance thérapeutique

Conclusion : Au CHD, les résistances aux ATH restent rares et sont dominées par une résistance de type INH-Streptomycine. Seuls 2 cas de multirésistance ont été notés. Les seuls facteurs d'explication retrouvés sont liés au mode de vie des patients, responsable d'une mauvaise observance thérapeutique.

 

Mots clés : tuberculose, résistance, observance, Réunion.